Les forêts sont à la fois une source de carbone et un puits. C’est ce qui fait d’elles un élément essentiel dans le cycle du carbone de notre planète, car elles aident à régler le climat.
En tant que puits, les forêts prennent le dioxyde de carbone qui se trouve dans l’atmosphère et le transforme en bois, en feuilles et en racines. En tant que source, les forêts relâchent dans l’atmosphère le carbone emmagasiné lorsqu’elles se décomposent ou lorsqu’elles brûlent.
Les changements qui touchent la façon dont les forêts absorbent et émettent du carbone, qu’ils soient de nature humaine ou naturelle, peuvent affecter le climat en modifiant la quantité de dioxyde de carbone qui se trouve dans l’atmosphère. Suivant un cercle vicieux, un climat changeant peut influencer l’emmagasinage de carbone des forêts. Un climat plus chaud accélère la croissance de la végétation, ce qui lui permet d’en stocker plus rapidement. Cependant, le climat influence aussi la vitesse de décomposition, ce qui génère plus d’émissions de carbone. Cela peut également accroître le risque de sécheresse, d’invasion par des ravageurs et d’incendie, et tous ces événements réduisent de façon importante l’emmagasinage du carbone.
Les changements climatiques sont réels, et ils surviennent maintenant. La population canadienne perçoit cet enjeu comme une priorité. Déjà, le régime de perturbation naturel des forêts est touché, ce qui cause des années de feux de forêts plus graves et des invasions d’insectes sans précédent. On peut penser, par exemple, au dendroctone du pin ponderosa qui ravage la Colombie-Britannique et qui se propage vers l’Alberta : le climat plus doux a favorisé cette invasion.
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